Sommaire

Le 7ème baromètre consommateurs note un flexitarisme en hausse et en identifie les raisons. Restent quelques freins à lever pour accélérer la transition vers une alimentation plus durable.

Près d’un quart des Français ont modifié leurs habitudes alimentaires en faveur d’une végétalisation, comme le révèle le 7e baromètre consommateurs publié par Protéines France et Terres Univia. Celui-ci a analysé les connaissances, les perceptions et les pratiques (achats et consommations) de 1001 Français représentatifs de la population vis-à-vis des protéines végétales issues des plantes terrestres et des nouvelles protéines issues des algues, levures, champignons et insectes.

Le flexitarisme en hausse

Les Français affirment, pour les deux tiers d’entre eux, manger de tout sans restriction, 31 % se déclarent flexitariens (ils étaient 16 % en 2022), 4 % suivent des régimes végétariens et/ou vegan (comme en 2022), et 14 % déclarent être allergiques à une ou plusieurs substances ou ingrédients. 

Près d’un quart des Français affirment que leurs habitudes de consommation ont changé et citent trois raisons à cela : la hausse des prix (cité par 45 %), des préoccupations de santé et de nutrition (41 %) et pour réduire leur impact environnemental (11 %). Comme en 2022, quatre critères restent importants pour eux : manger équilibré (59 %), manger varié (47 %), manger de saison (43 %), manger des produits les moins transformés possible (42 %).

Les changements évoqués sont une hausse des consommations déclarées de légumes (par 36 % des sujets) et de légumineuses (23 %) et une baisse des consommations déclarées des produits carnés (35 %).

L’image des protéines végétales est bonne

Les protéines végétales brutes ont une bonne image auprès des Français. Elles sont considérées comme bonnes pour la santé (74 %), naturelles (67 %), contribuant à une alimentation équilibrée (66 %) et faciles à préparer (60 %). Elles sont perçues comme meilleures que les protéines animales sur le plan environnemental pour 41 % des Français. Mais des doutes persistent sur plusieurs aspects et ils ne savent pas dire si elles « permettent de réduire l’empreinte carbone (24 %), « sont issues d’une production responsable » (30 %) ou « sont des produits peu transformés » (23 %).

Sur les aspects nutritionnels et d’apports en protéines, 48 % et 47 % pensent que les sources végétales et animales se valent. Sur le plan gustatif, 37 % pensent que ces sources sont au même niveau et 36 % estiment que les protéines végétales sont de moins bonne qualité que les protéines d’origine animale.

Les produits végétaux gagnent du terrain

Concernant les consommations, 25 % des Français déclarent manger des produits à base de protéines végétales de manière hebdomadaire, dont 14 % plusieurs fois par semaine. Un chiffre en hausse par rapport à 2020 et 2022 où la part d’acheteurs fréquents s’élevait à 11 %. En 2024, les produits à base de protéines végétales les plus fréquemment consommés sont les suivants : desserts végétaux (31 % des consommateurs en consomment au moins une fois par semaine), alternatives végétales à la viande (28 %), plats cuisinés (22 %) et boissons végétales (22 %).

Les nouvelles sources de protéines suscitent un intérêt : 5 Français sur 10 se disent prêts à consommer des produits à base d’algues et 4 sur 10 envisageraient des produits à base de champignons et levures. En revanche, les insectes ont plus de mal à convaincre, avec seulement 2 Français sur 10 curieux de les tester.

Lever les freins pour accélérer la transition

Les Français interrogés sont nombreux à porter une attention particulière à la liste des ingrédients (47 %), le lieu de fabrication (41 %), la présence du Nutri-Score (37 %), les labels et appellations (37 %) et les informations nutritionnelles (35 %). Mais il font face à un manque de connaissances sur les protéines. Plus des trois quarts des Français ne connaissent pas l’apport journalier recommandé et 70 % pensent que l’on mange trop ou pas assez de protéines en France. De même, certains freins persistent sur les protéines végétales et les nouvelles sources : le manque d’attrait (64 %), le prix (32 %) et le caractère trop transformé des produits (28 %). Pour Protéines France comme pour Terre Univia, innover, réaliser des campagnes de sensibilisation et dialoguer avec les consommateurs sur les bénéfices des protéines végétales semble nécessaire pour accélérer la transition des français vers une alimentation plus durable.

Source : Résultats du baromètre consommateurs 2024 — les consommateurs français toujours plus attentifs aux protéines végétales et à une alimentation saine et durable — communiqué de presse — 17 décembre 2024 www.proteinesfrance.fr et www.terresunivia.fr

C. Costa © Société Française de Nutrition. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Date de publication : 19/03/2025

 Pour vous abonner et retrouver tous les articles des Cahiers de Nutrition et de Diététique, cliquez ici
S'ABONNER À LA NEWSLETTER

Enrichissez et actualisez vos connaissances sur la Nutrition en vous inscrivant à la Newsletter Nestlé Nutri Pro®.